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 [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.

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aurgot33
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MessageSujet: [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.   [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines. Icon_minitime21.01.20 17:42

Bonsoir à tous.
Comme promis, j'ai commencé l'édition d'un sujet sur l'histoire des villes marocaines. La première est Agadir, je n'ai pas encore déterminé la 2e ( Asilah, Al Hoceima??) mais la taille ne sera pas déterminante, mais plutôt l'Histoire de cette ville, ou ses particularités. Il est bien évident que si quelqu'un souhaite ajouter des précisions, elles seront toujours les bienvenues. Comme nous partons au Maroc jeudi, je ne vous promets pas une ville par jour, mais plutôt au gré de mes possibilités ( il y a tant à faire au Maroc!!!!) 
Bonne lecture et au plaisir d'une rencontre.


Agadir  ( le mot « Agadir » est un terme berbère qui signifie « grenier collectif fortifié »),est une ville berbérophone dans le sud-ouest marocain, située sur la côte atlantique, à 508 km au sud de Casablanca, à 173 km d’Essaouira et à 235 km à l'ouest de Marrakech. Agadir est le chef-lieu de la région administrative Souss-Massa et de la préfecture d’Agadir Ida-U-tanan.
Ravagée par un tremblement de terre en 1960, la ville a été entièrement reconstruite selon les normes parasismiques obligatoires. C'est désormais la plus grande station balnéaire du Maroc, avec près de 10 kilomètres de plage, au climat exceptionnellement doux tout au long de l'année. Ici, la douceur est celle du sable fin, de la caresse du soleil, on vie le paradis toute l'année. Connue par ses immeubles blancs cachés derrière les dunes, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, Agadir n'est plus une ville typique du Maroc traditionnel, mais c'est une cité moderne, active et dynamique, résolument tournée vers l'avenir.
L'histoire est pratiquement muette sur Agadir avant le xiie siècle.
Au iie siècle av. J.-C., l'historien Polybe évoque au nord de l'Afrique, sur l’Atlantique, un cap Rhysaddir, qui pourrait avoir été situé non loin d'Agadir, sa localisation est encore en débat.
La plus ancienne attestation cartographique que l'on trouve à propos d'Agadir apparaît sur une carte de 1325 : à l'emplacement approximatif de la ville actuelle, l'indication d'un lieu nommé Porto Mesegina, d'après le nom d'une tribu berbère déjà citée au xiie siècle, les Mesguina, c'est-à-dire les Ksima.
À la fin de l'époque médiévale, Agadir est un bourg de peu de notoriété ; le nom même, Agadir el-arba, est attesté pour la première fois en 1510
En 1505, les Portugais, déjà installés sur les côtes marocaines, fondent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du Cap Ghir), à l'emplacement du quartier désormais disparu de Founti (nommé ainsi d'après le mot portugais fonte qui veut dire fontaine). Les positions portugaises au Maroc, acquises entre 1505 et 1520, vont en régressant. Après la perte d'Agadir, les Portugais doivent abandonner Safi et Azemmou. En 1572, la Casbah est construite au sommet de la colline par Moulay Abdallah el-Ghalib, successeur de Mohammed Ech-Cheikh. C'est désormais Agadir N'Ighir, littéralement, le grenier fortifié de la colline en tachelhit. 
       Au xviie siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devient une rade d'une certaine importance, développant les échanges avec l'Europe. Il n'existe alors ni véritable port, ni appontement. D'Agadir partent notamment du sucre, de la cire, du cuivre, des cuirs et des peaux13. Les Européens amènent leurs produits manufacturés, notamment des armes et des tissus. Sous le règne du sultan Moulay Ismail (1645-1727) et de ses successeurs, les échanges avec la France, jusque-là actif partenaire, régressent au profit des Anglais et des Hollandais. En 1731, un sévère tremblement de terre frappe la ville. En 1746, les Hollandais installent un comptoir au pied de la Casbah. Agadir décline à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée au port concurrent d’Essaouira. En 1881, le sultan Moulay Hassan ouvre de nouveau la rade au commerce afin de pouvoir ravitailler les expéditions qu'il envisage dans le sud. 
     En 1884, Charles de Foucault décrit dans Reconnaissance au Maroc son rapide passage à Agadir, venant de l'est : « Je longe le rivage jusqu'à Agadir Irir. Le chemin passe au-dessous de cette ville, à mi-côte entre elle et Founti : Founti est un hameau misérable, quelques cabanes de pêcheurs ; Agadir, malgré son enceinte blanche qui lui donne un air de ville, est, me dit-on, une pauvre bourgade dépeuplée et sans commerce
      Dans les années 1930, un centre-ville moderne commence à s'édifier. Après 1950 et l'ouverture du nouveau port de commerce, la ville, très dynamique, se développe avec la pêche, les conserveries, l'agriculture, l'exploitation minière. Elle commence aussi à s'ouvrir au tourisme grâce à son climat et à ses beaux hôtels. Plusieurs années de suite, à partir de 1952, Agadir organise le Grand prix automobile, puis le Grand prix automobile du Maroc. 
       Le 29 février 1960, Agadir, qui compte alors plus de 40 000 habitants, est ravagée par un séisme de magnitude 5,7 sur l’échelle de Richter, qui fait plus de 15 000 morts.

La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud. Agadir est devenu une grande ville, plus de 420 000 habitants en 2014, disposant d'un grand port avec quatre bassins : port de commerce avec tirant d'eau de 17 mètres, triangle de pêche, port de pêche, port de plaisance avec marina. Agadir fut le premier port sardinier au monde dans les années 1980, et possède une plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km avec une des plus belles promenades de front de mer de la région. Son climat offre 340 jours de soleil par an et permet de se baigner en toutes saisons ; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante (la brume d'été n'y est d'ailleurs pas rare). Agadir est le premier pôle touristique du pays, place parfois disputée par Marrakech, et le premier port de pêche du Maroc. L’activité commerciale y est également en plein essor avec l’exportation d’agrumes et de légumes produits dans la fertile vallée du Souss.
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bedoin38
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MessageSujet: Re: [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.   [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines. Icon_minitime21.01.20 18:14

Doucement Francis

On va pas arriver à te suivre 😂😂😂

Encore une bonne initiative .

Bonne préparation

Bises à vous
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aurgot33
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MessageSujet: Re: [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.   [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines. Icon_minitime22.01.20 21:53

Bonsoir à tous. Le CC est prêt, départ demain pour le royaume, aussi je vous livre la prochaine ville.


Asilah

Asilah ou Arzila1 (En tamazight Azila, en dialectal local Azayla et en arabe Acila أصيلة) une ville au nord-ouest du Maroc d'environ 30 000 habitants, à une quarantaine de kilomètres de Tanger.  Asilah fut d'abord une ville carthaginoise sous le nom de Zêli, puis romaine sous le nom de Zilis.
Le 24 août 1471, sous le règne du roi Alphonse V du Portugal, près de 500 vaisseaux et 30 000 soldats portugais prennent Asilah qui la baptisent Arzila. Ils y construisent une place forte, avec un donjon et une vaste enceinte et en quelques années ils la transformèrent en un comptoir commercial et stratégique important. En août 1550, le roi Jean III la fait évacuer et en 1577, elle est réoccupée par le roi Sébastien afin de préparer l'expédition d'Oued al-Makhazin, en 1578. En 1592, le roi d'Espagne et du Portugal, Philippe II, à la suite de la mort du roi portugais Sébastien en 1578 à la bataille des Trois Rois, restitue la ville au sultan le Saadion Ahmed el-Mansour.
Les Espagnols en reprirent possession plus tard sous le nom d'Arcila, mais elle fut cette fois conquise par Moulay Ismaïl Ben Chérif en 1691. Son bombardement par l'armée autrichienne en 1829 n'a pas empêché que se maintienne une base de piraterie jusqu'en 1912 et la signature du protectorat espagnol, qui dura jusqu'en 1956, date de son intégration définitive dans le royaume marocain.
Les remparts portugais qui encerclent la vieille ville contrastent avec la blancheur des maisons. Asilah n'a gardé aucun des vestiges de la Kasbah bâtie par Al-Qasim Ibn Idris et Mousa Ibn Abi Al-Afiya au IXe et Xe siècles. Par ailleurs, elle présente un travail de fortifications énorme initié sous la direction de Diogo Boitaca, architecte militaire principal de la couronne portugaise au xvie siècle. Un rempart très imposant, en forme de parallélogramme, encercle la médina et s'étend sur une superficie de 7 hectares. Il est percé de cinq portes qui datent d'époques différentes parmi lesquelles deux sont d'origine portugaise : Bab al-Homer (Porta da Vila) et Bab al-Bahr (Porta da Ribeira).
Les bastions et les tours.
Parmi les bastions et les tours les plus spectaculaires représentant une place portugaise, existe la Borj al-Bahr et la Borj al-Kamra. La première, construite entre 1508 et 1516, avance sur la mer et servait à suivre l'arrivée et le départ de l'approvisionnement et des renforts. La seconde, tour principale du rempart, marque par son allure imposante la médina d'Asilah. Construite en 1509 et reproduite sur une gravure très célèbre d'Asilah au XVIe siècle, la Torre de Menagem était couverte d'un toit à double pente et garnie d'échauguettes aux quatre angles. Ces caractéristiques architecturales renvoient au style de l'architecte militaire portugaise. Cette tour assurait une fonction publique et plus de cérémonie que militaire, véhiculant l'image du pouvoir. C'est un vestige du château du gouverneur portugais qui a repris l'emplacement du palais du gouverneur marocain d'Asilah médiévale.
Le Palais de Raïssouli, construit au début du xxe siècle par un fameux bandit (Moulay Ahmed Raïssouli), c'est un édifice de deux étages qui est devenu un centre culturel. On y pénètre par une porte du rempart oriental.

Asilah est aujourd'hui une cité balnéaire fréquentée par les Marocains et les Européens. Chaque année, du 20 juin au 15 juillet, personnalités, artistes, politiciens et visiteurs se donnent rendez-vous au centre Hassan-II et dans le palais Raissoun pour le festival culturel annuel, appelé "Moussem ». Ce festival de la culture, à la renommée internationale, met à l’honneur les arts plastiques, le folklore et la littérature, d’où qu’ils proviennent. Conférences, expos et concerts dans toute la ville et plus particulièrement dans le centre Hassan II et dans le palais Raïssouli. 

Bonne soirée et à bientôt, sans doute le prochain article depuis le Maroc lundi ou mardi.
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aurgot33
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MessageSujet: Re: [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.   [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines. Icon_minitime25.01.21 17:13

Bonjour, 
pour répondre à Nicole, j'en avais un sous le coude.


Al Hoceïma (en berbère: Taghzut, ou encore Tijdit ) est une ville située sur la côte nord du Maroc, à 320 km de Tanger à l'ouest et à 250 km de Saïdia et de la frontière algérienne à l'est. Al Hoceïma est située au centre de la région du Rif (rif central), séparant le Rif occidental (Tanger, Tétouan, Chefchaouen) du Rif oriental ( Driouch, Nador, Berkane).
La ville est le chef-lieu de la tribu amazighe des Ibakoyen de hautes falaises retombant brutalement sur la mer (de 200 à 500 mètres de hauteur) et s'étend jusqu'à Cala Iris.
La ville est géographiquement et historiquement rattachée a cette tribu des Ibaqoyen, la quasi-totalité des habitants de cette ville proviennent de la campagne d'Al hoceima : Tighanimine, Boujibar, Tala Youssef, Idsoulyéne, Tafensa, Thmoujjoute, Taoussarte, Izemouren, Maya, Ait Chaib, Sammar, Bouchanchet, Ighadaréne, Izbarian, Agbar et plus a l'ouest les villages amazigh de Rouadi, Snada, Adouz, Jnanate, Amdaouchen, Badés et torrés. La ville est la capitale culturelle du Rif. En 2014, d'après le recensement elle comptait 105 000 habitants environ répartis dans plusieurs quartiers de la ville : Cala bonita, Iger Azzegouah, Moroviejo, Al menzah, Sidi mansour, Hay Afazar, Bario Marmoucha, Romane, Mirador haut, Badissi, Badés, Sidi Abid, Aghza Abulay et le centre-ville tandis que son agglomération, avec les villes et villages voisins, approche les 300 000 habitants environ.
Le nom d'origine de la ville, Taghzout (Taɣzut), qualifie une terre fertile, une terre d’alluvions, ou une parcelle de terre en berbère rifain. Elle fut aussi appelée Tijdit (qui qualifie en berbère une terre sableuse), avant de prendre l'appellation espagnole Villa Sanjurjo et Villa Alhucemas. La ville n'est pas loin du site archéologique de la ville médiévale d’Al Mazamma. Les déformations successivent d'Al Mazamma durant le Moyen-Age en espagnol, catalan ou français en Buzema, Albouzèmes et Alhucemas ont fini par donner le nom définitif à l'îlot d' Alhucemas occupé par l'Espagne . Après l'indépendance, le nom « Al Hoceïma » fut adopté par l'état marocain, comme arabisation d’« Alhucemas ». Les rifains surnomment la ville « Biya » dérivé de Villa Alhucemas puis Villa Sanjurjo. En Algérie, la ville fut appelée en ancien arabe algérien Hadjer Ên-Nekour.

La ville d'Al Hoceïma dans ses contours actuels a été créée en 1920 par l’Espagne.
Al Hoceïma est principalement connue pour son histoire de ville rebelle contre le pouvoir colonisateur espagnol. Abdelkrim El Khattabi (né à Ajdir et issu de la tribu Beni Ouriaghel ) est président d'une des premières formes démocratiques de pouvoir en Afrique, la république du Rif. La guerre du Rif qui vit un débarquement espagnol en 1925 dans la baie est un épisode symbolique fort dans l'histoire du Maroc et de l'Afrique. Elle est la première guerre anti-coloniale du xxe siècle et précède les conflits liés à la décolonisation en Afrique et dans le reste du monde.
Le port fut ouvert officiellement au commerce en 1931.
Al Hoceïma est aussi connue pour son histoire douloureuse et ses liens difficiles avec le pouvoir central marocain, avec notamment l’insurrection du Rif de 1958, et le sentiment d'une ville un peu livrée à elle-même après le départ des colonisateurs espagnols jusque la fin du règne de Hassan II.
Dans la nuit du 24 février 2004, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,3 degrés sur l'échelle ouverte de Richter ravage une partie de la ville ainsi que des localités avoisinantes comme Imzouren. Le bilan définitif de ce séisme est de 629 morts, 926 blessés et 15 230 sans-abris,

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MessageSujet: Re: [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.   [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines. Icon_minitime26.01.21 17:47

Bonjour 


Bien sur à la lettre A j'ajouterai Akhfenir



"La petite bourgade d’Akhfenir est devenue ces dernières années la destination privilégiée des amateurs chevronnés et débutants de la canne à pêche et qui y trouvent toutes les conditions nécessaires pour s’adonner à leur loisir préféré qui est une véritable addiction." Le souci de vérité m'oblige à dire que ce paradis de la fin du siècle dernier subit aujourd'hui la rareté des poissons. Dommage car la pêche des falaises étaient un spectacle pour le touriste de passage assez impressionant!


A mi-chemin entre Tantan et Tarfaya ce village connaît un développement exponentiel! Premier village sur la route vers l'Afrique à bénéficier du carburant détaxé il est prisé par les routiers qui transportent le poisson de Dakhla à Agadir! De nombreux "restaurants" sur la route N1 servent à toute heure tajines et grillades. C'est une ville étape. 
 Une route permet de rejoindre Smara. Elle passe devant le Parc éolien composé de 61 éoliennes.
 De nombreux vestiges pré islamiques dans la région sont indiqués dans le guide Gandini. En 1996 un article dans la presse marocaine relatait la découverte de sites très anciens qui pourraient être la cité de Babila signalait par Ptolémée. Une recherche de Jacques Gandini n'a pas validé cette affirmation!
  Signalons dans la région  la cascade de Khawi Nam accessible uniquement en 4/4. 
   "Un des site les plus extraordinaires au sud du Draa: la cascade de l'oued Khawi Nam au fond de son canyon avec une petite chute d'eau permanente, alimente une succession de plan d'eau. Zone de fortifications datant de l'époque de la frontière avec le Shara espagnol. D'après un berger rencontré sur les lieux, le site aurait été plus tard à l'origine d'un combat avec le Polisario." J GANDINI pistes du Maroc tome 3


A la sortie sud du village une usine de dessalement de l'eau de mer permet à tous un approvisionnement en eau. Un progrès, le village n'étant jusqu'à ces dernières années desservis par des camions citernes venus de Tantan! La fée électricité a fait son apparition en 2015!


     Nicole

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MessageSujet: Re: [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines.   [Poésies, contes, légendes...] Les villes marocaines. Icon_minitime27.01.21 19:09

Bonsoir, aujourd'hui: Beni Mellal
Béni Mellal  est une ville du nord-central du Maroc. Avec une population avoisinant les 300 000 habitants, elle est la principale ville et le chef-lieu de la région de Beni Mellal-Khenifra.
Béni Mellal est située entre 480 m et 620 m d'altitude, au pied du moyen-atlas et haut-Atlas. La ville est dominée par le mont Tassemit (« le mont du froid » en Amazig ) au sud-est de la ville, culminant à une altitude de 2 240 m, et par le djebel Ghenyen , au sud de la ville, culminant à 2 411 m. Elle est longée au nord par l'oued Daï, petit affluent de l ‘Oum Errabiâ, qui conférait autrefois son nom à la ville. Elle est également la principale agglomération de la Tadia, bien qu'elle soit située en zone de piémont (dir), en limite de la plaine.
Pendant la période médiévale, Béni Mellal était appelée « Ḥiṣn Day », de hisn (ḥuṣn), fortification en arabe, et Day, aussi orthographié Daï  (ça veut dire le Juif À tamazigh Atlantique ) .  On la connaît aussi parfois dans les traités géographiques médiévaux sous le nom de Madīnat Tādla, la ville de Tadia, bien que cette dénomination soit source de confusion, ce nom ayant aussi servi à désigner la ville voisine de Kasbah Tadia. Comme de nombreuses villes du Dir (piémont) du Haut et Moyen-Atlas, Béni Mellal est une ville ancienne, sans doute préislamique, bien qu'aucune donnée archéologique ne soit venue confirmer à ce jour cette intuition.
Quand Idriss Ier conquit la Tadia en 789, il n'y trouva qu'un petit nombre de musulmans ; la majorité de la population était encore composée de juifs ou de chrétiens.
La ville de Béni Mellal possède une caractéristique unique parmi les villes marocaines. Les constructions y ont été édifiées au-dessus de grottes. Deux hypothèses coexistent quant à l'origine de ces cavernes souterraines. La première est que ces cavités ont été creusées par l’érosion et l'écoulement des eaux souterraines. La deuxième privilégie une origine anthropique. Ces cavités auraient été creusées pour servir de refuge aux habitants durant les périodes d'insécurité, nombreuses dans la Tadia. De nos jours, ces cavités sont problématiques. Elles sont à l'origine de nombreux effondrements dans la médina.
À la fin du Moyen Age et au début de l’époque moderne, les invasions hilaliennes et les désordres qu'elles occasionnent rejaillissaient fâcheusement sur le système urbain de la région. Des villes sont détruites et rebâties, d'autres disparaissent et sur leurs décombres des cités nouvelles sont élevées. C'est ainsi qu'au Moyen Age, la ville de Todia était la métropole qui donna son nom à toute la province.
Situé sur la route entre les deux capitales impériales du pays, Fés et Marrakech, Béni Mellal a souvent été l'objet d'attention de la part du Makhzen. Mais la région étant souvent rebelle sous les Saâdiens et les Alaouites, la route contournait la plupart du temps la Tadia et Beni Mellal pour passer par Rabat et la région atlantique. C'est dans le cadre d'efforts militaires pour soumettre la Tadia que le sultan Moulay Ismaïl dote la cité de remparts en 1688. La ville fortifiée est dominée par un très célèbre château, haut perché, kasbah berbère de type tighremt, en pisé.
Un siècle auparavant, au xvie siècle, à un kilomètre à l'est de Daï, dans un bourg voisin (ancien puisqu'il abriterait un minaret d'époque almoravide), le mystique soufi Sidi Ahmed ben Qacem Soumai fonde une zaouïa importante dans la région, toujours active de nos jours. Autour de cette zaouïa, le quartier Soumâa forme l'autre noyau historique de Béni Mellal6. De la fusion de Daï, désormais fortifiée, et de Soumâa naît progressivement Béni Mellal.
Au xixe siècle, la ville ancienne a bénéficié d'une restauration. En septembre 1883, l'explorateur français Charles de Foucault dénombre trois mille habitants dans la ville dont 10 % de juifs qui résident dans le mellah.
La kasbah de Beni Mellal (à ne pas confondre avec la kasbah Bel Kouch, qui domine la ville), ou médina de Beni Mellal, correspond au noyau historique de la ville. Elle a été érigée en cité par le sultan Moulay Ismaïl en 1688, qui l'a entourée de remparts défensifs. Une bonne partie des remparts ont été abattus car ils étaient tombés en ruine . La portion la mieux conservée des remparts de la ville est située à l'ouest de la vieille ville, face à la place de la Marche Verte.
Situé à un kilomètre à l'est de la kasbah, le quartier Soumâa forme l'autre noyau historique de la ville. Bâti à flanc de colline, il est lui aussi classé au patrimoine national. Il se structure autour de la Zaouia de Sidi Ahmed ben Qacem, saint soufi du xvie siècle. La zaouïa joua un rôle important dans la vie religieuse régionale pendant la période saâdienne et alaouite. Le minaret de la mosquée Soumâa date de l'époque almoravide et a été restauré en 1999.

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