Découverte du Maroc en camping-car

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josep
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MessageSujet: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime28.07.07 7:42

Bonjour à tous et à toutes.

j'ai mis un journal de notre dernier voyage au Maroc dans la direction.

http://www.telefonica.net/web2/josepmestre/Marroc%202007.htm

Il est regrettablement dans castillan (ou Espagnol). Embarassé...
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MessageSujet: bravo   journal de notre voyage Icon_minitime28.07.07 9:41

super josep :super:
c'est très bien fait Bravo !
bien sur en français c'est encore mieux mais l'espagnol est assez facile à comprendre lorsqu'on le lit Oui
tu as fait un remarquable travail
je vais le mettre dans mes favoris
et meme sur le site dés que je rentrerais de vacances
amicalement
emile Palmier


Amicalement Palmier
Emile.




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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime28.07.07 9:46

Merci Emile,

j'essayerai de traduire la page pour que tous pouvez le lire.
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime28.07.07 18:36

Merci Josep pour cet excellent travail.
Dommage que la langue Ibérique me soit inconnue?
Les photos sont très réussies.J'ai l'impression du gamin qui regarde une BD en regardant les images sans comprendre les bulles.
J'attendrais donc la traduction en langue de Molière si tu veux t'en charger.
Amicalement.
Soubise. Palmier


Dernière édition par le 18.09.07 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 14:51

soubise a écrit:
... J'attendrais donc la traduction en langue de Molière si tu veux t'en charger ...

Celui-ci est le journal que ma femme a écrit pendant les quinze jours qu’on a passés au Maroc. Le voyage a été effectué dans notre voiture, un Monterey tout terrain de quatorze ans. On a dormi soit en camping, avec des tentes, soit dans des chambres, où il y en avait.

14 juin.
On sort de Vilanova à sept heures du matin. On prend l’autoroute, devant nous un camion de trailer a un accident et on est 45 minutes retenus à 40 kilomètres de Murcia. On avance très lentement. On s’arrete pour metre de l’essence et au passage on mange quelque chose. On se remet en marche à une heure de l'après-midi.

On quite l'autoroute à quatre kilomètres d'Algésiras parce qu’on nous a recommandé une agence de voyages, “Viajes Normandie”, pour acheter les billets du ferry moins chers que dans d'autres endroits. Une fois qu’on les a, on va au port faire la queue. Il est sept heures moins dix et le ferry sort à huit heures du soir pour Ceuta.

On arrive à la frontière du Maroc à neuf heures quinze de la nuit et la danse de fonctionnaires et policiers commence. Ils envoyent Josep d'un poste à un autre, d'abord avec les passeports et ensuite avec les documents de la voiture. Aprés quarante-cinq minutes, on entre dans le jeu de ceux qui pullulent en ofrant « de l’aide » aux étragers. On avait pensé qu’on n’en avait pas besoin, puisqu’on avait apporté tous les documents, mais finnalement le numéro dans le passeport pour enregistrer l'importation du véhicule, ils ne le trouvent pas, donc on doit remplir les documents qu’on nous donne à la douane et le fonctionnaire doit demander au policier le numéro qui manquait, qu'il a finnalemment écrit avec un stylo dans le passeport. Finalement on sort de la frontière à dix heures de la nuit, on est pas très contents du temps qu’on a mis pour croiser la frontière, surtout parce qu’on était très peu à passer, il n'y avait pas de queue. Tout ça nous a coûté quatre EUROS et une bière de pourboire.

Bon, après cette mauvaise expérience, puisque réellement on a les nerfs mème si on ne veut pas, on passe la nuit dans un poste d’essence qui est ouvert toute la nuit et qui a un grand parking à côté avec des toilettes assez propres pour ce qu’on voit habituellement là-bas.

15 juin.
On se réveille à six heures, parce qu'ici il fait jour à quatre heures et demie. On se lave un peu, après cette nuit pas trop confortable dans la voiture, et on se met en marche en direction de Tetouan et de Chefchaouen, dans la zone du Rif. Dans cette dernière ville on s’arrète, on change les EUROS à dirham et on visite Medina. C’est très jolie, c’est dommage qu'on soit vendredi aujourd'hui et que tous les postes du zoco soient donc fermés. Il y a aussi une mauvaise chose à souligner, c’est que dans les rues, pas toutes mais beaucoup, il y a partout des sacs poubelle pleins d'ordures et même avec des ordures par terre. Je ne sais pas si ceci est normal ici, mais l'endroit est très joli et je ne crois pas que ces saltés favorisent les magasins quand ils ouvrent.

On se met en route à nouveau pour Moulay-Idriss. Cet itinéraire est très joli, la route est étroite, pleine de virages, mais elle est belle quand même. On passe par trois vallées, dans l’une il y a un défilé. Tout le paysage est plein de rhododendrons en fleur à côté des rivières et en arrivant à Moulay-Idriss il y a beaucoup d’agaves (atzavares en catalan).

A une heure et demie on est déjà à Moulay-Idriss et à neuf kilomètres en direction de Meknès on trouve le camping. Les toilettes sont bordeliques, pleines de merde, de l'année dernière au moins. Bon, comme il n'y a pas d’autre chose on reste là pour passer la nuit. On est seuls, mais ça ne m'étonne pas, on remplit les documents du camping et on va à Moulay-Idriss manger. D’ailleurs, on a bien choisi l’endroit, très propre, et le repas comme toujours, des brochettes d'agneau, une salade et des frites.

Quand on sort on va voir des ruines romaines comme celles d’Empúries, Volúbilis, mais quand on va garer la voiture il y a un tas d'hommes qui veulent qu’on leur paye pour la surveiller. On part, ils sont fatigants.

Donc on va au camping, où l’on sera tranquils. Après avoir dînné on se met dans la tente et on se met a dormir à huit heures et demie du soir. On a beaucoup de someil, puisqu’on n’a pas bien dormi la nuit précédente.

16 juin.
On se lève à six heures, on se prépare et on déjeune tranquillement, on reprend tout, on paye et on sort du camping à huit heures. C’est fou ce camping, les toilettes sont dégoûtantes, pleines de merde et absoluement oubliés. C'est dommage mais on avait pas le choix. En direction Meknès, aux alentours, il y a un super-marché, Marjane Hypermarchés, succursale du groupe français Auchan, où on veut acheter du savon, du lait concentré sucré et quelques autres choses, mais j’ai été surprise par la grande dimension du magasin et comment les choses étaient bien ordonées. La viande bien coupée, mieux qu’au Mercadona. Le poste des olives, j’aurais tout acheté. Bon, quand on finit ils est déjà dix heures. On va vers Azrou et le Ksiba, la route est très jolie, on passe près d'Ifrane par où on est passés il y a trois ans. Le paysage des forêts de cèdres nous donne la sensation d'être dans un autre pays, le Maroc a ces contrastes. On passe Azrou et Khénifra, les deux villages les plus grands de ce jour de route mais ça vaut pas le coup de s’y arreter, on ne s’arrete que pour manger et prendre quelques photos au passage.

Au camping Auberge des Artistes on y arrive à trois heures et demie, c’est un petit camping mais qui a des chambres et des toilettes avec des douches et de l’eau chaude, tout très propre. Le camping est mené par un couple français, François et Patricia, très agréables.

17 juin.
On a dormi extremement bien, la chambre était accueillante donc ça a été super. On sort du camping à neuf heures moins le quart et on se dirige vers Agoudal. Normalement la route devait être une piste mais ils l'ont arangée au début de cette année parce qu’elle avait été détruite à cause des pluies. Il y a des morceaux très étroits, avec même des précipices où, quand on croise d'autres voitures, j’ai un peu peur, mais de toute façon ça vaut le coup d’y passer. Surtout un morceau, la montée vers un port, qui est à chaque fois plus étroite avec un précipice d’un côté, et de l'autre presqu'excavée dans la montagne. Là j’aurais vraiment eu peur si on s’était croisés avec une autre voiture parce qu'il n'y avait pas de place pour deux, mais rien ne s'est passé, on est arrivés en haut du coteau et la descente s’est passée sans aucun problème jusqu'aux lacs.

D’ailleurs ils sont mérvéileux, le premier est juste a côté de la route, le deuxième après dix kilomètres par une piste. Ça vaut le coup de visiter les deux.

On continue ensuite jusqu'à Imilchil, il y a six maisons dont quatre c’est des hôtels-restaurants. On les laisse derrière nous et peu à peu disparaît l'asphalte et le reste de la route.

Jusqu'à Agoudal c’est une piste, ce morceau suit le chemin de la rivière et il passe par des petits villages avec des maisons plates et de la couleur des montagnes, on dirait qu’elles sont camouflés. Le seul contraste c’est les jardins potagers et les arbres de fruits, surtout des pommiers, qui sont à côté de la rivière.

On arrive à Agoudal, à l'Auberge Ibrahim, à deux heures et demie. Il est dirigé par deux frères qui organisent des trekkings aussi, si on veut, evidamment. On mange et ensuite on se répose un instant.

Le repas de l’auberge est exquis, on nous a donné un mélange d'oeuf au plat mais écrasé, des brochettes, des frites et finalemment du melon. On a dîné une harira, une soupe typique marocaine, tagine d'agneau avec des légumes et du thé à la menthe.

Quand on se lève on décide de faire un tour dans le village et le frère le plus jeune nous dit qu’il va nous accompagner faire le tour. C’est bien qu’il soit venu parce que les enfants qui demandent des choses sont très fatigants et au moins il les renvoyait. À part ça, le village a une kasbah et pas grande chose de plus. Les maisons typiques de la zone, plates et de la couleur de la montagne, les rues sans asphalter, bon, ce qui est normal par ici. Il nous explique que celuici est le village le plus haut du Maroc, 2300 mètres, qu'en hiver il est très dur d’y habiter. Les hommes vont au sud avec le bétail et les femmes, personnes agées et enfants sont ceux qui restent. Pendant cette période ils travaillent en faisant des tapis de laine et quand il fait beau ils se chargent de l'agriculture. Les jeunes gens, les garçons, vont aux grandes villes pour chercher du travail.

Il nous dit aussi, en parlant des enfants qui nous demandent des choses, qu’on ne devrait pas leur donner quoi que ce soit. Si c’est des stylos ou des choses comme ça c’est mieux qu’on les donne à l'école.

On dîne et on se met au lit.
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 14:52

18 juin.
À sept heures on est déjà levés, on se lave un peu et on range la chambre. On place bien les choses dans la voiture pour qu’elles se déplacent le minimum possible puisqu’on va faire plus de cinquante kilomètres en piste aujourd'hui et selon ce qui nous dit Adman, le frère le plus jeune d’Ibrahim, les dernières pluies ont fait sauter un morceau de la route, surtout dans la partie du défilé du Todra. Bon, on déjeune d'abord et quand on va payer, Adman nous demande si on peut l’amener jusqu'à Tinerhir, puisqu'il veut aujourd'hui aller vers Essaouira voir un festival de musique que font chaque année et où vont beaucoup de gens, surtout des jeunes. Il dure quatre jours. On ne veut pas lui dire non et on replace les bagages comme on peut pour pouvoir avoir un siège derrière. On dit au revoir à Ibrahim et on se met en route.

La piste n'est pas très mauvaise, il y a quelques morceaux qui craignent un peu, on croise quelques rivières, mais ça va. Quand on passe par les villages et ils nous voient, les enfants sortent en courant pour qu’on leur donne quelque chose. On passe par un port à 2700 mètres qui s’appelle Tizi-N'Tighighouzine et la descente est spectaculaire, des virages et un précipice afreulant mais très joli. Puis on entre dans le défilé, qui devrait être asphalté mais ce n’est pas le cas puisque vingt des cinquante kilomètres qu’il a ont été détruits par la pluie. Il y a des endroits où la moitié de la route est détruite, dans un autre morceau on a fait une piste au-dessus de la route et une autre par la rivière pour les camions. Bon, ça a été très agréable jusqu'à ce qu’on arrive au morceau le plus étroit, où il y a deux ou trois hôtels et c’est là où la plupart de gens arrivent avec la voiture, en direction opposée. Ils s’arrêtent là donc ça vaut le coup d’être arrivés de l’autre côté.

On laisse Adman à Tinerhir dans l'Hôtel L'Avenir, qui est d'un ami à lui. Précédemment c’était la propriété d’un catalan, Roger Mimó. Il nous invite boire un thé à la menthe et puis on dit au revoir et on part.

On va vers le Camping Le Soleil, où on avait déjà été avec Rosa Mari et Paco en 2004. Arrivés à un virage où on aperçoit une palmeraie, un ami d'Adman nous arrête pour qu’on l’amène un peu plus haut, jusqu'à une maison qui est dans notre chemin. On le connaissait déjà, cet ami, parce que quand on se dirigeait avec Adman vers Tinerhir il nous a demandé de s’arrêter pour le saluer. Pendant ce petit morceau il nous a dit que son frère pouvait nous accompagner visiter la palmeraie, aussi que si on voulait dormir, qu’il y avait des chambres mais sans payer, parce qu’on était des amis d'Adman et qu’il partait aussi vers Essaouira avec lui. Le jour suivant il continuait à être dans le même virage. C’est là où il doit se mettre pour chasser les touristes quand on descend des voitures pour prendre des photos. Ici la subsistance fait, surtout les garçons, qu’ils deviennent lourds et fatigants.

Le camping n’a pas changé depuis trois ans, cette fois on prend une chambre avec des toilettes, elle est assez propre. On mange dans le restaurant du camping et je pense beaucoup à Paco et Rosa Mari. On dîne dans le couloir de la chambre, une espèce de balcon extérieur, et on va dormir.

19 juin.

On se lève à sept heures, on s’habille, on se lave, on déjeune et on va vers le défilé du Dadès. Quand on est venus dans une autocaravane on a fait quelque vingt kilomètres des soixante qu'il y a jusqu'à Msemrir. Les parties les plus spectaculaires on les a vues aujourd'hui, des vues impressionnantes du canon, je les ai adorées.

L'après-midi, à peu près à six heures et après une douche bien fraiche, on sort faire un tour dans la palmeraie, tous seuls, puisque si les garçons dont j'ai parlé s’en rendent compte ils viennent immédiatement s’offrir en tant que guides pour avoir un pourboire. Josep leur dit non maintes fois jusqu’à ce qu’ils partent.

On marche pendant une heure et demie, c’est génial, il y a énormément de palmiers et vergers qui donnent une sensation de fraîcheur du au fait que l’oasis est plein de canaux pour arroser. Tout le temps on voit des gens qui marchent, qui travaillent dans les vergers, les ânes chargés avec tout ce qu'ils ramassent et le plus surprenant c’est que les femmes non seulement nous saluent mais qu’elles ont fini par nous arrêter. Trois filles et sa mère nous ont demandés d'abord comment on s’appelait, et puis si on avait des enfants. On leur a dit qu’on avait deux filles. Seulement deux filles, n'avez-vous pas de garçons ? Elles nous ont demandés étonnées. Elles nous ont dit leurs noms, Fátima et Sara, du nom de la fille qui parlait le plus et celui de sa mère je ne m’en souviens pas puisqu'ils étaient très difficiles à prononcer, pour nous, bien sûr. Elles nous ont expliqué qu’elle avait vingt et un ans et qu'elle était mariée. (Et c’est tout, mais ceci a été déjà un succès. Parce que surtout les femmes ne disent jamais rien, la majorité nous regarde bizarrement. Il y a que les hommes qui saluent, d’habitude). On dit au revoir et on continue la promenade de retour au camping. On croise une autre famille, une mère et quatre enfants, ils nous demandent aussi comment on s’appelle. On continue et une jeune femme et un autre plus âgée restent avec moi, elles ont les mains pleines de boue et juste quand on se croise elles me proposent de me peigner les mains avec du hena. Moi j’ai été étonnée parce que ce hena n’avait pas la couleur rouge habituelle, mais qui sait si ici il l'y a des couleurs différentes. Finalement c’était de la boue et je leur ai dit de le faire un autre jour et elles sont parties en rigolant. Je crois que c’est parce qu’on a été seuls dans la palmeraie et qu’ils n’y sont pas habitués, qu'ils étaient à l’aise avec nous. Si on n'entre pas dans la palmeraie on ne sait pas la vie qui se cache à l'intérieur.

J’étais heureuse d'avoir fait la promenade, de retour au camping on est allés dîner au restaurant, un couscous légumes et viande très bon, et puis dodo.

20 juin.
Après avoir déjeuné on paye et on va vers Zagora. La première partie est sur une piste jusqu'à Alnif. Ceci est déjà le désert, après avoir passé Antiatlas, ça a été un peu lourd pour moi puisque ce soir je n'ai pas bien dormi. J'ai eu mal au ventre et j’ai passé une très mauvaise nuit. Donc je n’ai pas trop pu contempler le paysage aujourd'hui, j'ai fait peu de photos. On a aussi amené un Monsieur jusqu'à Alnif, il était dans la déviation où on devait prendre la piste, qui cessera bientôt de l’être puisqu'ils vont faire une route jusqu'à Alnif.

On mange dans le chemin, avant d'arriver au camping qui est à deux kilomètres de Zagora. Le camping L'Osais Enchantée est petit mais il a des palmiers. Les toilettes et les douches sont des plus ou moins propres, mais on a vu pire. On met la tente entre trois palmiers, le sol est doux et on finit très vite. Il y a beaucoup de vent, en plus il est chaud, la poussière ou le sable se met partout. Après avoir déchargé la voiture on prend une douche et on va vers la partie où il y a la piscine et une zone pleine de cannes autour qui ressemble à un porche, il y a des plantes pour faire de l’ombre et un morceau d'herbe qui donne une sensation agréable, puisqu’il fait trop chaud. Abdullah, qui est le garçon chargé du camping, met une table et les chaises à l'ombre et sur l'herbe et on prend deux cocas frais. Abdullah s'assoit avec nous et il essaye de parler avec nous comme il peut, parce qu'il ne parle même pas français, alors qu’ici normalement tout le monde le parle, mais bon, on fait ce qu’on peut et on finit par se comprendre à peu près. On est ensuite allés dans la tente et on a vu un film. Quand il est fini, on dîne et puis on va dormir.


21 juin.
Je me réveille à six heures, j'ai très bien dormi aujourd'hui. Je m’habille et je me lave et, pendant que Josep se lave, je fais le déjeuner et vers sept heures et demie on part vers M'Hamid. Il y a du vent et avec le sable qui se lève, on dirait qu'il y a du brouillard. Vers huit heures on commence à voir des garçons et des filles qui vont à l'école ou au lycée par la route en marchant ou en vélo. Certains d’entre eux doivent sortir très tôt pour faire plusieurs kilomètres. On passe deux coteaux dans les montagnes Antiatlas et on arrive à une palmeraie qui est pleine d’hôtels et de 4x4 à la porte des hôtels. Ceux là ont de la climatisation et les toilettes assez propres. Entre un village et un autre il y a des palmeraies et quelques dunes, qui ne sont pas très hautes mais on est déjà dans le désert de sable, jusqu'au village M'Hamid. Là il y a une affiche qui dit ` Tombouctou 50 jours' (en chameau évidemment).

On a qu’à faire le geste d’aller faire un tour dans une place pour qu’un garçon sorte nous montrer son magasin où il a une exposition. Comme un jour ou l’autre on devait entrer dans quelqu'un d’entre eux, on décide d'entrer dans celui-ci. Et comme d’habitude, il y a un garçon qui parle plus que l’autre et il nous raconte qu'ils sont des sahraouis, il nous demande si on a des médicaments et il nous dit que si j’achète trois articles il nous fait un meilleur prix. Mais le résultat est toujours le même, on sait qu'ils restent avec toi et ils finissent par t’arnaquer. Si tu ne le veux pas il ne faut pas entrer dans leur jeu et sinon tu peux essayer de les tromper toi, ce qui est très difficile, ou sinon n'achète rien, c’est la seule manière pour qu'ils ne t’arnaquent pas. Dans le chemin de retour je n’arrête pas de penser comment c’est possible que je me laisse arnaquer, même si je sais déjà qu’ils vont le faire, mais bon, c’est déjà fait, là on peut plus rien y faire.

Aujourd’hui on a pris trois personnes qui faisaient du stop. Deux pendant l’allée et un au retour. C’est assez habituel ici parce qu'ils se mettent sur la route pour attendre le camion qui fait de transport en commun et si pendant ce temps quelqu'un passe et les prend c’est tant mieux puis qu’ils ne dépensent rien.

On arrive au camping à midi et demie. On mange ce qu’on a amené. Il fait très chaud dans la tente même si elle est à l'ombre, je me mets à l'intérieur et je dois sortir parce qu'il manque de l’air, donc on va vers la partie de la piscine prendre un coca frais. A part nous il y a aussi un groupe de jeunes – garçons et filles – entre dix-sept et dix-neuf ans qui s’amusent beaucoup, on se rend compte qu’en fait, de filles marocaines il y en a de toute sorte. Pour moi celles-ci étaient très normales, elles s’habillaient comme des filles européennes, la seule différence c’était qu'elles portaient des foulards attachés quelque part. Elles s’étaient baignées dans la piscine en maillot de bain et elles plaisantaient avec les garçons, ils ont ensuite continué de parler, en dansant et en plaisantant. Ils se prenaient les mains, quelques filles se sont assises sur des garçons, un garçon a pris une fille pour la jeter dans la piscine, ils s’amusaient, je ne sais pas si, en les voyant, sa mère serait très heureuse, et son père encore moins, mais eux, ils ont passé un très bon moment.

Vers neuf heures du soir ils sont partis et nous on a dîné. Ça à été excellent, on a mangé un tagine de kefta, ce qu’on n’avait jamais gouté, c’est de la viande hachée de bœuf, des œufs, de la tomate, des oignons et des épices typiques d'ici, c’était très bon.

On paye ensuite le camping et avant d'aller dormir on regarde les étoiles parce qu’on les voit extrêmement bien, sans pollution luminique, donc c’est parfait, ensuite on va dormir.

22 juin.
Aujourd'hui on a fait une étape assez fatigante, très longue puisque de Zagora à Agadir il y a cinq cents kilomètres, ce qui n'est pas n’importe quoi. Dans ces routes le trajet s’est bien passé, mais on a deux anecdotes pour expliquer.

On s’est arrêtés dans la route pour un monsieur qui s’était retrouvé sans gasoil à deux kilomètres de son village, Tasla, on l’a amené jusqu'à chez lui, où il nous a dit qu’il pourrait obtenir du combustible. L'homme, très reconnaissant, nous a invitées boire un thé. On a accepté pour qu'il ne pense pas qu’on est ingrats et il nous a présenté sa femme. Il nous fait entrer dans sa maison, la salle à manger est une chambre très longue, pleine de tapis et de coussins dans le sol et avec un meuble à côté de la porte d'entrée ; il y avait plusieurs jeux de café et bouilloires argentées et un téléviseur au milieu. Pendant que la femme nous fait le thé, il nous explique qu'il travaille dans la mine d'argent qu'il y a aux alentours du village et un fils à lui aussi. Il nous explique aussi que les filles, puisqu'il a quatre fils et trois filles, travaillent en faisant des tapis qu’elles échangent par des médecines, de l’alimentation, des choses nécessaires pour le jour à jour, puisqu'ils n'ont pas de magasin, ou alors elles vont à des villages plus grands, qui sont à peu près à cinquante kilomètres dans chacun des deux sens de la route, ou elles viennent vendre les tapis aux camions ou les changer par des marchandises. Ceux qui leur achètent des tapis ce sont des marchands de Fès ou de Marrakesh. Quand on est en train de prendre le thé, vient le fils, lequel avait été allé chercher du gasoil mais il n’en a pas trouvé dans tout le village. L'homme, tout triste, nous dit qu'au jour suivant, quand les camions viendront acheter les tapis, il irait chercher sa voiture. Josep lui dit qu’on peut lui donner trois ou quatre litres, suffisant pour arriver à leur maison et l'homme il est encore plus reconnaissant qu'avant. On lui a donné du gasoil, on l'a amené à nouveau à la voiture et il m’a donné deux morceaux de minéral de la mine où il travaille, qui avaient beaucoup de valeur pour lui, je les ai acceptés très remerciée et il nous a donné son adresse et téléphone pour qu’on puisse l’appeler si l’on retournait et qu’il nous inviterait à sa maison. Il nous a demandé si la prochaine fois on pouvait apporter des médecines pour échanger et qu’il nous donnerait un petit tapis pour moi.

D’ailleurs dans la cour qu'ils avaient – elle était tellement grande que même la voiture y est entrée, ils avaient un petit verger et sa femme avait étendu un tas de tapis –, en sortant il y avait deux petites filles et un garçon, l’une d'elles, la plus jeune, s’est accrochée à moi et elle ne voulait pas me laisser. On m’a alors appelé pour que j’amène leur grand-père à la voiture. On dit au revoir et continue vers Agadir.

Le parcours jusqu'à Agadir est confortable, on contemple le paysage, mais un peu long. Agadir n'a rien pour visiter, c’est tout nouveau. On est allés au super-marché Marjane et on est allés vers le camping, qui est plus ou moins à vingt-deux kilomètres en direction d’Essaouira.

Quand on sort la police nous arrête, il y a plein de policiers. Dans toutes les routes autour d'Agadir il y a des petits drapeaux et des damassés, en catalan « damassos », partout et il y a beaucoup de contrôles de police. On dirait qu’ils attendent le roi Mohammed, ou je ne sais pas qui. Bon, ils arrêtent Josep parce qu'ils disent qu'il allait 67km/h dans un emplacement limité à 60, Josep leur dit que ce n’est pas vrai, qu'il allait à 60. A la fin le policier nous a demandé si on était en vacances et il nous a laissé partir.

On arrive au camping, Atlántica Parc, tout très propre et nouveau, on se lave un peu, on dîne et on va dormir.
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 14:53

23 juin.
Après avoir tout rangé, comme d’habitude, et d’avoir déjeuné, on se met en marche.

Aujourd'hui on va faire 200 kilomètres de parcours, 80 d’entre eux sont sur une piste. Au début elle avait l’air très dure, le terrain avait beaucoup de pierres et il était très lent, mais il s’est ensuite atténué un peu, ça a été bien, toute la route a été à coté de la côte, avec quelques panoramiques magnifiques des plages, immenses et vides, et des falaises. Parfois des chemins apparaissaient qui descendaient vers les plages et les calanches, on s’est est mis dans un de ces chemins et on est descendus jusqu'à la plage d'Iftane, où il y avait six petits bateaux qu'utilisent les pêcheurs le soir, quatre maisons et rien de plus. Quand on a voulu faire le tour pour partir, la voiture glissait sur le chemin, avec une montée considérable, il n'y avait pas de moyen de sortir. A la fin Josep a pu le sortir, et puis c’est moi qui ai conduit jusqu'à Essaouira.

Avant Essaouira on commence à voir beaucoup de surfeurs, des voitures avec des tableaux de surf et dans les plages des gens qui font du surf. Il y a des vagues considérables, surtout pour nous qui sommes habitués à la Méditerranée, quand on arrive à Essaouira il y a beaucoup de monde.

Le festival de musique auquel Adman était venu dure encore, il s’appelle Festival Gnaoua. C'est aujourd'hui le dernier jour de des cinq qu’il dure. C’est impressionnante l'ambiance qu'il y a dans le village, il y a des scènes par toute la ville et tous les concerts sont gratuits, il y a des gens de tous les âges et de tous les endroits. On y a passés plus ou moins quatre heures, on a mangé du poisson à la braise, très bon. On a marché et on a vues quelques activités, mais elles sont tellement pleines de monde qu’on part de retour vers le camping. Essaouira est très joli, pour moi c'est le village le plus joli de la côte. Avec ses stands de poisson, mollusques et crustacés dans la promenade maritime, la medina, avec ses rues pleines gens et de vie.

Le Camping des Oliviers, quand je le vois je suis sure qu’on a ici été avec Rosa Mari et Paco, il est joli, accueillant et propre. Cette fois on prend une cabane en bois pour pouvoir dormir sur un lit et c’est très bien. Pour la première fois depuis qu’on est au Maroc j’ai eu froid le soir.

24 juin.
On arrive aujourd'hui à Marrakesh. Dans le chemin il n’y a rien de spécial, on passe par des villages avec leurs zocos (marchés) hebdomadaires et leur paysage très stérile et sec. Ce qu’on peut voir ce sont des propriétés où on cultive des agrumes, elles sont énormes, enfermées entre des clôtures et des maisons au fond, genre les mas et leurs vignobles.

Une fois à Marrakech on va chercher le camping, Le Relais de Marrakesh, qui est dans la route de Casablanca. Quand on arrive je me rends compte que ce n'est pas le type de camping que j'aime. Il est mené par un couple français, elle on dirait la poupée Nancy et lui il a l’air d’un playboy ancien. Très français, ils aiment faire des bisous tout le temps, etc. (bon, pas tous les français).

C'est un camping fait pour des familles avec des enfants ou des retraités. Ils ont une piscine très jolie et dans ses alentours il y a des canapés, des fauteuils, des hamacs, des parasols, tout très combiné. Le bâtiment où il y a le bar-restaurant est aussi très joli avec les toilettes très « fashion », et très propres. Bon, je ne me sens pas trop à l’aise mais comme il y a seulement ce camping qui soit en des bonnes conditions on va rester deux jours. En plus, comme il est nouveau, ils ont ouvert en janvier, les arbres sont encore très petits et avec la chaleur qu'il fait ils nous manquent beaucoup. Les arbres plus grands, et une herbe verte et fraîche, sont à côté des tentes qu’ils louent, une espèce de bungalow berebere avec même des toilettes et qui va s’étendre encore plus. Le reste, un sol dur comme une pierre où il est très dur de mettre la tente et en plus sous le soleil.

On s’installe et se lave un peu, et en moitié d’après-midi on va au centre dans un taxi qu'ils nous ont appelé depuis la réception, ils doivent partager les bénéfices. 60 dirham l’allée et 90 dirham le retour, selon eux c’est le tarif de nuit et il était vingt-deux heures, trop cher. Dans le centre on est allés voir si on trouvait le Ryad où on a été l'autre fois, Ryad Catalina, et évidemment on le trouve, ensuite on va vers la place de Djamaâ le Fna, ou les stands d’alimentation sont déjà en marche, un tas de gens sur la place, beaucoup de cercles de gens qui regardaient ce qu’ils faisaient, les uns de la musique, d'autres expliquaient des histoires, beaucoup de femmes qui parlaient de l’avenir en regardant des cartes, d’autre qui faisaient des dessins avec du hena, ils sont magnifiques. Il faut être vigilant quand on s'approche aux cercles parce que quelqu'un du public doit être complice des gens des spectacles et ils viennent de demander de l’argent si tu veux continuer à regarder, et ceci seulement aux touristes, mais on dit non et on part.

On a mangé des escargots et ils étaient très bons, un peu piquants, et ensuite on part dîner. Comme tout le monde arrête les touristes pour qu’ils mangent dans leur restaurant, un garçon nous dit que dans le sien ils ont de la bière fraîche. On y est allés et en fait il n’avait pas de bières et c’était seulement pour avoir plus de clients. Donc Josep s’est levé et il lui a dit qu'ils nous avaient trompées et qu’on partait. Les propriétaires nous ont dit de ne pas partir, que si l’on s’assoyait ils nous apporteraient de bières, mais qu’elles étaient interdites dans toute la place. Donc ils ont envoyé quelqu'un les chercher et ils nous les ont apportées cachées avec un papier pour pas qu’on les voit. On nous a fait payer pour les bières 50 dirham chacune et après ceci on est allés chercher le taxi.


25 juin.
Hier on est retournés du centre en taxi, et après l’avoir payé trop cher on décide aujourd’hui d'aller avec la voiture jusqu'au parking du Marjane, de la laisser là et d'aller en transport commun, autobus 12 ou 18, qui nous laissent devant la Koutoubia. On est allés voir le réservoir artificiel de Ménara, on a marché à peu près quatre kilomètres entre allée et retour, il y faisait très chaud. Bon, on s’est ensuite mis dans les zocos et on a acheté les cadeaux qu’on voulait dans un magasin où les prix étaient marqués et il ne fallait pas marchander, on y a été jusqu’a l'heure de manger.

On est allés au même restaurant où on a été avec Rosa Mari et Paco, Pizzeria Venezia, de l'Hôtel Islane, devant la Koutoubia, dans une terrasse et en plus avec de la cuisine internationale. On s’est ensuite perdus par la medina encore une fois, en cherchant le musée de Marrakesh, mais on ne l’a pas trouvé, les gens sont tellement fatigants en essayant de te vendre des choses… qu’on ne peut même pas s’arrêter regarder le plan.

Donc entre la chaleur et tous ces gens partout, on décide de retourner au supermarché où on devait acheter quelques choses qui nous manquaient. On a pris le bus et ça nous a coûté 14 dirham aller-retour, en comparaison au taxi presque rien. Quand on est retournés au camping on a placé les choses qu’on avait achetées, une bonne douche et je me suis reposé un peu, j’étais fatiguée d’avoir marché, de la chaleur et des gens.

Dans le supermarché on achète une bouilloire, 12 verres avec des dessins et six bouteilles de vin, entre d'autres choses nécessaires pour le jour à jour.

26 juin.
On sort à huit heures et demie du camping à destination des cascades d'Ouzoud.

On arrive vers midi, il y a des voitures et des autobus mais pas beaucoup. En été ça doit être horrible. Il y a beaucoup d'eau, des cascades impressionnantes, il y en a plusieurs et beaucoup d'eau tombe, tout est très joli, dés l’entrée on voit la partie supérieure des cascades et on voit les gens dans la partie inférieure qui se baignent, on voit aussi le camping. On descend par un chemin ombreux et au-dessous on voit les cascades et la force avec laquelle tombe l'eau. On prend un thé et un coca, on a fait des photos et on est sortis. Le chemin pour monter c’est des escaliers et il y a plein de stands où l’on vendait de la nourriture, avec un très bon parfum de tagines. On arrive à la voiture, d'abord on paye au gardien, bien sûr, et on se met en route.

On s’arrête manger dans la route et on continue jusqu'au Ksiba, où on répète dans le camping Auberge des Artistes encore une fois.

Seuls, dans une chambre, la même que la fois précédente, on a été très tranquilles et frais, on prend des bières et on discute avec les propriétaires du camping, un peu spéciaux pour avoir un camping, mais avec nous ils ont été très agréables.

27 juin.
Toute la journée dans la route. Très fatiguant, on s’est seulement arrêtés manger dans un restaurant sur la route et on a continué. Toute cette route vaut le coup.

On est passés par Azrou, Ifrane, Fès, Ketama et Chefchaouen.

Dans le morceau du Rif on est passés par une route impressionnante, par les falaises et on voyait des jolis panoramiques des deux côtés. On passe par un tas de villages et presque tous les hommes, les jeunes et les plus âgés nous font des signaux pour qu’on s’arrête acheter du shit. C’est incroyable, un taxi nous avance à toute vitesse et il s’arrête nous demander si on veut acheter quelque chose à fumer. Très fatigants, comme d’habitude.

Bon, comme je disais, j’ai adoré cette route. La vue a été incroyable, beaucoup de forêts de pins noirs et en plus c’était tout vert, très joli jusqu'à Chefchaouen encore une fois. Dans ce village on y a déjà été pendant la descente, maintenant on reste dormir dans le camping municipal, Camping Azílan.

Il est joli, il a beaucoup de pins et il est peint en bleu, c’est typique de la zone, la majorité du terrain est pour des tentes, il y a peu d’espace pour des cars, les toilettes étaient suffisamment propres. Celui-ci est l’endroit où l’on est arrivé le plus tard, à sept heures et quart, on a bu des bières et ensuite une bouteille de vin marocain pour dire au revoir au Maroc. Puis on est allés dormir.




28 juin.
Aujourd'hui les vacances au Maroc se terminent. Moi je me suis beaucoup amusée, Josep dit que lui aussi, maintenant il faut avoir beaucoup de patience pour passer la frontière, surtout moi, qui n’en ai pas trop.

Donc on va vers Ceuta. Avant d'arriver on voit la côte. En descendant, comme il faisait nuit, on n’a rien vu, mais maintenant on voit tout ce qu'il y a. On a fait un tas d'appartements, des hôtels, tous fermés avec leurs pistes de tennis, gazon au côté même de la plage, ils construisent toute la promenade maritime, en touchant un village avec le suivant, ils construisent un tas de bâtiments et appartements jusqu'à à la frontière.

Quatre voitures sont devant nous, en dix minutes on est déjà à la frontière espagnole, à savoir, à Ceuta, sans aucun problème. Ils nous laissent passer sans même montrer le passeport. De plus, quand on est arrêtés en attendant la voiture devant nous, qui est dans le guichet avec l'autorisation de résidence, il est marocain, un policier vient et il me dit simplement ` Isabel', en disant mon nom, je lui réponds ` Oui?', et il part. Quand on déplace la voiture, puisqu'ils laissent passer la voiture précédente, on me dit de passer sans m’arrêter. J’ai été très étonnée.

Bon, on est déjà à Ceuta, maintenant il faut aller au port acheter le billet. D’ailleurs, ils sortent ici aussi des agences dans la rue pour chercher des clients pour leur vendre les billets. Bon, ils nous ont coûté 60 EUROS, l’allée nous avait coûté 70 EUROS. On a déjà le billet et on court vers le terminal, le bateau sort dans 20 minutes. Avec un peu de chance on pourra prendre celui qui sort à une heure de l'après-midi. Là on a encore une fois deux contrôles, l’un pour la voiture - avec même un chien – et le deuxièmement, avant d'embarquer, des passeports et on peut déjà monter au ferry.

Le trajet dure quarante-cinq minutes et à deux heures de l'après-midi on croise déjà Algésiras. On va à Madrid jusqu'à samedi chez ma cousine Chon, on arrivera vers neuf heures ou neuf et demie de la nuit.
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MessageSujet: merci josep   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 17:38

super merveilleux Bravo ! Bon travail !
je viens de voyager pendant 1/2 heure
je me suis senti au maroc Oui
merci à ton épouse josep pour ce récit pleins de tac et de gentillesse
à lire et à relire sans modération Je me prosterne... amicalement
emile Palmier


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Emile.




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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 17:53

@touareg a écrit:
... merci à ton épouse josep pour ce récit ...

Merci à toi, emile, par ton amabilité




Post-scriptum

le prochain lundi, ich'Allah, nous aurons une fourgonnette équipé ( volkswagen LT28 ) Super content ! .
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 18:25

Bonjour,

Un grand Merci à Joseph et à son épouse pour ce merveilleux récit . Partant d'ici 3 semaines j'ai l'impression d'avoir déja traversé le détroit et de commencer ce voyage par anticipation.

Encore merci pour votre belle histoire,

Amicalement.
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 18:48

Merci Josep,je t'avais demandé de traduire ce récit ,de la langue de Cervantés a celle de Molieres,mais je n'en esperais pas tant.
Cette narration nous a vraiment fait voyager,il ne manquaient que les parfums.
Bien amicalement.
Soubise.Palmier
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime18.09.07 18:52

Merci à tous par vos commentaires. Embarassé...
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MessageSujet: Re: journal de notre voyage   journal de notre voyage Icon_minitime19.09.07 11:21

Oui vraiment bien.
J'étais pressé par un rendez-vous et ne pensais pas tout lire en voyant la longueur du récit; eh bien je me suis mis en retard car une fois commencé on ne peut s'arrêter. Il faut finir !!! Les images défilent, on est "retourné" là-bas pendant 1/2 heure.... comme le dit soubise il ne manque que les odeurs.
Merci pour ce voyage mental que je viens de faire (sans kif !!!! Super content ! )
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